Coronavirus : ComPaRe lance une étude destinée aux patients chroniques

La France fait face à une grave épidémie de Coronavirus Covid-19. Cette maladie menace de saturer le système de santé car une proportion non négligeable des patients infectés a besoin de soins hospitaliers (en hospitalisation «classique » ou en réanimation).

Les patients souffrant de maladies chroniques sont considérés comme faisant partie des populations à risque.

Afin de répondre le mieux possible à l’épidémie et protéger les patients à risque, ComPaRe lance une étude scientifique sur la perception et les attitudes des patients vis-à-vis de l’épidémie de Coronavirus Covid-19.

Ces résultats seront cruciaux pour fournir aux décideurs et aux soignants des éléments leur permettant de mieux communiquer vers les patients à risque.

Vous êtes suivie par une maladie chronique ?

Pour la recherche médicale publique, votre expérience est précieuse. Rejoignez ComPaRe et participez à la recherche sur votre maladie, en répondant via internet, aux questionnaires des chercheurs.

La participation se fait simplement via le site internet https://compare.aphp.fr.

En participant à cette étude ComPaRe, vous contribuez à un projet de recherche médicale publique porté par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et par l’Université de Paris.

Informations du 17/03 : COVID-19 & RMS

Malgré l’absence de données dans la littérature, et en raison d’un risque présumé compte-tenu des données disponibles sur les autres infections respiratoires, sont considérés à risque d’infection COVID-19, les personnes avec une immunodépression acquise par traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive selon le Haut Conseil de Santé Publique.

En l’absence de signes d’infection COVID-19 :

  • Poursuivez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique (traitements de fond biologiques ou non, corticoïdes)
  • L’arrêt de votre traitement risque d’entrainer une rechute de la maladie qui vous fragiliserait face à l’infection
  • L’arrêt brutal des corticoïdes est dangereux
  • Dans la mesure du possible, remplacez la prise d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) par du paracétamol et ne prenez des AINS que si le contrôle des symptômes de votre maladie rhumatologique le nécessite.

 

En présence de signes d’infection COVID-19 : fièvre, toux, essoufflement, douleurs musculaires :

  • Arrêtez le traitement de votre rhumatisme inflammatoire chronique, SAUF LES CORTICOÏDES
  • Les AINS doivent également être proscrits. Des formes sévères d’infection COVID-19 avec pneumonie grave ont été rapportées chez des sujets jeunes ayant consommé des AINS. Nous rappelons que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 3 g/jour
  • Contactez votre médecin ou votre rhumatologue pour décider de la suite de votre prise en charge
  • Protégez votre entourage (pas de contact direct, port de masque)

Pour tous :

  • Evitez les déplacements, les rassemblements
  • Evitez les contacts (poignées de main, embrassades…)
  • Lavez-vous fréquemment les mains (eau et savon) ou utilisez une solution hydro-alcoolique
  • Surveillez votre température
  • Les patients les plus fragiles, notamment les plus de 70 ans, doivent restreindre drastiquement leurs interactions sociales et reporter les soins non-urgents afin d’éviter les sorties et les salles d’attente

SOURCES : SFR.larhumatologie 

Coronavirus & patients souffrant de RMS

Information sur l’épidémie de coronavirus (COVID-19) destinée aux patients recevant un traitement immunosuppresseur pour une maladie rhumatologique inflammatoire ou auto-immune

 

L’équipe Scientifique de la Fondation Arthritis est mobilisée afin de vous tenir informé des avancées scientifiques, des études réalisées et des mesures prises concernant le coronavirus.

 

Qu’est-ce que COVID-19 ?

• Une infection liée à un coronavirus (SARS-CoV-2) nouvellement transmis à l’homme, et responsable d’une épidémie de pneumonie apparue en Chine, actuellement présente en France

• L’infection se traduit par de la fièvre, une toux, une fatigue, des courbatures, parfois des vomissements et des diarrhées.

• Cette infection peut se compliquer d’une pneumonie, parfois sévère

• Les complications sévères s’observent essentiellement chez des gens fragiles : personnes âgées, sujets porteurs de maladies chroniques telles que maladies cardiaques, hypertension, diabète, bronchite chronique, tabagisme

• Les rhumatismes inflammatoires et les maladies auto-immunes ne font pas partie à ce jour des maladies à risque avéré

 

Que faire si vous ne présentez aucun symptôme (sources SFR.larhumatologie)

• Ne modifiez pas le traitement de votre maladie : il n’augmente pas le risque de contracter l’infection. Certains traitements utilisés dans les rhumatismes inflammatoires (hydroxychloroquine, inhibiteurs de JAK, corticoïdes) ont même été utilisés ou proposés pour leur effet anti-viral potentiel et pour traiter l’excès d’inflammation dans les formes sévères de pneumonie compliquant l’infection COVID-19.

Toute suspension de votre traitement habituel vous exposerait à l’inverse à une poussée de votre rhumatisme et ainsi à un épisode de fragilité.

• Adoptez les mesures préventives régulièrement recommandées, pour vous et pour votre entourage :

– Limiter ses déplacements, éviter les rassemblements

– Se laver les mains très régulièrement

– Tousser ou éternuer dans son coude

– Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades

– Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter après usage

– Porter un masque uniquement en cas de symptôme respiratoire ; en l’absence de symptômes le port du masque n’est pas nécessaire

 

Que faire si vous présentez des symptômes évocateurs de COVID-19 :

• Vous ne devez pas vous rendre spontanément chez votre médecin ou à l’hôpital

• Vous devez appeler le 15, ou votre médecin (généraliste ou rhumatologue) ou le 0 800 130

000, et vous serez dirigé vers un centre de dépistage

• Vous passerez un test de confirmation du diagnostic

• Ce n’est qu’après cette éventuelle consultation, et en fonction des résultats des analyses, qu’il

pourra être discuté de modifier le traitement de votre maladie rhumatologique inflammatoire

• Protégez votre entourage avec les mêmes mesures de prévention recommandées :

– Portez un masque chirurgical

– Utilisez des mouchoirs jetables

– Lavez-vous les mains régulièrement (eau et savon ou solution hydro-alcoolique)

 

Nous vous invitons également à lire la lettre DGS publiée sur le site de la Société Française de Rhumatologie  à partir de ce lien   https://sfr.larhumatologie.fr/actualites/information-coronavirus-lettre-dgs

 

sources SFR.larhumatologie 

Appel à projets « Bourse de Thèse »

En 2020, la Fondation ARTHRITIS et ARTHRITIS R&D ont établi un partenariat avec la société francophone pour la rhumatologie et les maladies inflammatoires en pédiatrie (SOFREMIP). La SOFREMIP est une société savante francophone, créée en 2001, qui assure la promotion de la formation et de la recherche dans le domaine de la Rhumatologie pédiatrique et des maladies inflammatoires de l’enfant.

Le but de ce partenariat est de promouvoir le développement de la recherche sur les particularités des rhumatismes inflammatoires pédiatriques, recharger la masse critique des chercheurs dans ce domaine et renforcer l’interdisciplinarité et les partenariats scientifiques pour une recherche transversale et intégrative.

En 2020, le soutien ARTHRITIS R&D / SOPREMIP se traduira notamment par une bourse de thèse de Sciences ciblée sur la rhumatologie pédiatrique.

Pour en savoir plus rendez-vous sur la page : Appel à projets avec SOFREMIP

 

Participer

L’Appel d’offres 2019 est ouvert !

Chaque année la Fondation Arthritis soutient la recherche sur les maladies articulaires en octroyant des subventions de recherche et des aides aux études doctorales.

En 2020, le soutien de la Fondation ARTHRITIS et ARTHRITIS R&D se traduira par des Crédits sur programme.

Alors RDV dès maintenant sur le site dédié pour déposer vos projets de recherche avant le 10 Juillet 2019 midi !
http://application.fondation-arthritis.org/AO/

 

Fiche Projet : PARE

Etude du lien entre la polyarthrite rhumatoïde et l’environnement

La polyarthrite rhumatoïde résulte d’une interaction de type gène–environnement. Le projet PARE a pour but d’identifier les facteurs environnementaux associés à la gravité de la polyarthrite et au manque de réponse aux biothérapies et de fournir des recommandations pour une meilleure prise en charge de la maladie en se basant sur des outils de e-santé.


Le projet PARE se décompose en 3 phases, sur une durée de 3 ans, pour un budget de 1 million d’euros :

  • Etude de la corrélation entre les poussées articulaires et les facteurs environnementaux dans une
    cohorte de 400 patients atteints de polyarthrite, suivis pendant 6 mois et équipés avec une application
    Smartphone et des capteurs connectés
  • Recommandation pour diminuer le risque de polyarthrite et prévenir les poussées implémentées par
    un panel d’experts
  • Évaluation de ces recommandations en vie réelle sur un panel de 50 patients

A l’issue de cette évaluation des guidelines pourraient être proposées. L’application a vocation à être étendue aux autres pays européens puis à l’Asie et aux USA.
Les données issues du projet PARE permettront de mieux connaître la polyarthrite et d’assurer une meilleure prise en charge de celle-ci par l’éviction de facteurs de risque environnementaux et professionnels.

Le projet est porté par trois équipes académiques composées de médecins rhumatologues ou biologistes et de chercheurs scientifiques, aux expertises complémentaires, regroupés dans un consortium :

  1. Pr Christian Jorgensen : Directeur de l’Institut de Recherche de Médecine Régénératrice et Biothérapies Inserm UMR 1183 et Chef de service de l’Unité clinique des Maladies Ostéo-articulaires et du département de Biothérapie du CHU de Montpellier
  2. Pr Marie-Christophe Boissier : Chef du service de Rhumatologie, APHP, Hôpital Avicenne. Directeur Inserm UMR U1125, Université Paris 13, Bobigny « Physiopathologie, Cibles, et Thérapies de la Polyarthrite Rhumatoïde »
  3. Dr Isabella Annesi-Maesano : Directeur de Recherche Inserm UMR 1136. Directeur Equipe EPAR « EPidémiologie des maladies Allergiques et Respiratoires », Paris.

Fiche projet ROAD

Zoom sur les différents types d’arthrose pour de nouveaux traitements personnalisés.

L’arthrose est la pathologie musculosquelettique la plus fréquente, atteignant 3% des individus de moins de 45 ans, 65 % des plus de 65 ans et 80 % des plus de 80 ans. Elle se caractérise principalement par une perte du cartilage, un remodelage de l’os sous-chondral (situé sous le cartilage) et une inflammation modérée de la membrane synoviale, qui tapisse l’intérieur de la capsule de l’articulation.
A ce jour, la progression de l’arthrose ne peut être ralentie ni stoppée en raison de l’absence de cibles thérapeutiques spécifiques et de l’incapacité de détecter la maladie à un stade précoce.
Le réseau ROAD, lancé en 2014, a souhaité caractériser les différents types d’arthrose observés chez les patients pour permettre l’identification de biomarqueurs et de nouvelles cibles thérapeutiques.


Le projet ROAD a 3 objectifs principaux :

1. Etudier la régulation du système TGFß* dans différents modèles animaux d’arthrose ; due au vieillissement, à un traumatisme, à une obésité, à un syndrome métabolique ou à une inflammation
2. Établir la première banque nationale de tissus de patients souffrant d’arthrose
3. Identifier des biomarqueurs et de nouvelles cibles pour développer des stratégies thérapeutiques innovantes


Cette étude a permis d’identifier des cibles spécifiques à un ou plusieurs types d’arthrose. L’analyse de ces cibles est actuellement poursuivie dans les laboratoires du réseau ROAD. Parallèlement, l’association de cellules souches encapsulées dans un nouveau biomatériau est en cours de développement.

Ce projet, coordonné par le Dr Jérôme Guicheux (INSERM, Nantes), est développé en partenariat avec 6 autres laboratoires français ; les équipes des Pr Francis Berenbaum (INSERM, Paris), Pr Christian Jorgensen (INSERM, Montpellier), Pr François Rannou (INSERM, Paris), Pr Jean-Yves Jouzeau (CNRS, Nancy), Pr Martine Cohen-Solal (INSERM, Paris) et du Pr Marie-Hélène Lafage Proust (Université Jean Monnet de Saint-Etienne).

La Fondation Arthritis et Expanscience a fi nancé ce projet à hauteur de 885.000 euros sur 5 ans. La suite du projet sera potentiellement développée dans le cadre d’un nouvel appel d’off res de près de 500.000 euros.

* Système TGFß : Les molécules de la famille du transforming growth factor beta (TGFß) sont des facteurs sécrétés qui jouent des rôles essentiels dans la formation et le maintien du cartilage.

Eduquer son intestin pour soigner les rhumatismes ?

Dans le cadre d’un projet porté par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) des scientifiques de l’unité de Nutrition Humaine, avec le concours de volontaires, vont tenter déterminer l’impact de bonnes bactéries (probiotiques) sur la santé du squelette par une approche innovante qui pourrait bousculer les pratiques actuelles et accélérer la caractérisation de nouveaux aliments visant à protéger votre santé.

Vous êtes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et vous vous demandez souvent si ce que vous mangez peut avoir une influence sur vos rhumatismes : cette étude vise à apporter des éléments de réponse.

Réalisée en partenariat avec le Centre de Recherche en Nutrition Humaine (CRNH), le Centre Hospitalier de Clermont-Ferrand (CHU) et l’Université Clermont-Auvergne (UCA), cette étude utilise une nouvelle méthodologie qui allie biologie clinique et biologie cellulaire pour développer rapidement et efficacement des aliments sains scientifiquement approuvés et répondre à la demande sociétale pour une meilleure prévention nutritionnelle des atteintes du squelette.

Cette étude Nutricell 3 fait suite à deux études cliniques concluantes déjà réalisées avec cette méthodologie innovante. Elle vise à évaluer l’impact de probiotiques sur l’évolution du comportement des cellules osseuses de patientes atteintes de polyarthrite rhumatoïde. Ensemble attachés de recherche clinique, médecins et chercheurs souhaitent apporter un regard objectif et rationaliser cette approche.

Pour cette étude qui se déroulera dans la région clermontoise, les scientifiques recherchent des volontaires :

  • Femmes de 30 à 75 ans
  • présentant une polyarthrite rhumatoïde
  •  non ménopausées ou ménopausée depuis plus de 2 ans
  •  la compatibilité de l’étude avec un traitement en cours sera évaluée préalablement
  •  de préférence non-fumeur ou fumeur occasionnel
  •  acceptant de consommer des gélules (1 fois par jour pendant 4 semaines sur 3 périodes)

Contraintes : 2 visites/mois pendant 2 à 6 mois (1ère visite : 4h, toutes les autres visites : environ 1h) – Début : dès janvier 2019

INDEMNISATION : jusqu’à 500 euros (pour au total environ une dizaine d’heures de votre temps).

Nous comptons sur votre participation pour faire avancer cette thématique qui, nous l’espérons, contribuera à apporter des réponses sur l’optimisation nutritionnelle de votre bien-être.

Référent scientifique pour l’étude :

> Yohann Wittrant : Chargé de Recherche à INRA
> Contact pour participer à l’étude par téléphone : 04 73 60 82 53 ; 04 73 60 82 78 ; 04 73 60 82 86 de 8h30 à 16h30

 

La Fondation Arthritis est partenaire de ce projet !

La nouvelle génération de chercheurs

Un des piliers stratégiques de la Fondation Arthritis est celui de renforcer la masse critique des chercheurs dans le domaine des pathologies ostéo-articulaires en finançant des étudiants en thèse. C’est ainsi que la Fondation Arthritis a attribué depuis de nombreuses années près d’une quarantaine d’aides aux études avec un investissement total de plus de 1,5 M€. Plus récemment, depuis 2014, et grâce à la création de la société Arthritis Recherche et développement, Arthritis finance des bourses en thèse Cifre (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche ).

Ce dispositif a permis à la Fondation d’embaucher jusqu’à aujourd’hui cinq doctorants sélectionnés par notre Conseil Scientifique. Leurs travaux de recherche, réalisés en collaboration avec des laboratoires publics partenaires, aboutiront à la soutenance d’une thèse en trois ans.

Arthritis espère pouvoir renforcer ce type de financement, recruter davantage de jeunes doctorants et ainsi susciter des vocations dans la recherche contre les maladies ostéo-articulaires.

Revivez la journée Ensemble Contre les Rhumatismes !

Qu’est-ce que ECR ?

L’initiative Ensemble Contre les Rhumatismes (ECR) fédère depuis plusieurs années de nombreuses associations de malades, des chercheurs, des professionnels de santé pour communiquer sur la nécessité de reconnaître la prévention et le traitement des rhumatismes et des maladies musculosquelettiques comme une priorité de santé publique.

Pour sa cinquième édition, et à l’occasion de la Journée mondiale des rhumatismes, l’initiative « Ensemble contre les rhumatismes » a évolué en une webconférence. Un moyen de communiquer partout en France et à l’étranger et un moyen plus facile de toucher les personnes dont la maladie rend les déplacements difficiles.

Comme chaque année, les partenaires associatifs ont choisi les deux thèmes sur lesquels ont porté les échanges entre les patients et les chercheurs/cliniciens : les interactions gènes-environnement notamment dans la phase précoce de la polyarthrite rhumatoïde et les nouvelles biothérapies cellulaires et tissulaires. Les avancées scientifiques, les nouveaux axes de recherche, les retombées attendues pour les malades, la participation des malades aux recherches et d’autres questions éthiques ont été discutées.

Visionner le replay

Un « webinar » particulièrement intéressant, toujours disponible : cliquer ici pour retrouver les sessions en vidéo

 

La fondation sur les réseaux