Glossaire des rhumatismes et de la recherche

Glossaire des rhumatismes et de la recherche

Acétylation

L’acétylation caractérise une modification qui consiste en l’ajout d’un groupe fonctionnel acétyle COCH3 dans une molécule. Au niveau de l’organisme, l’acétylation joue un rôle important dans l’immunité, le rythme circadien et la construction de la mémoire.

ACPA

Ou anticorps anti-CCP.

Ce sont des auto-anticorps très largement retrouvés chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde.

Activité enzymatique

Une réaction enzymatique est une réaction chimique ou biochimique catalysée par une enzyme, protéine qui joue un rôle de catalyseur biologique. Une activité enzymatique est l’action d’une enzyme sur des molécules de substrat transformées en un produit de la réaction.

Adénopathie

Nom scientifique désignant un état pathologique du ganglion lymphatique.

Adjuvant

Adjuvant : toute substance qui, associée à un antigène, est capable d’augmenter la réponse du système immunitaire à ce dernier. Dans le cas des vaccins, l’adjuvant est administré en même temps et au même site que l’antigène.

Il existe différents types d’adjuvants qui peuvent intervenir dans la composition de vaccins, comme des sels d’aluminium, des lipides…

ADN

ADN (acide désoxyribonucléique) : très grosse molécule qui est le support de l’hérédité. Il contient toute l’information génétique pour faire un organisme.

L’ADN est organisé en double hélice et constitué de 4 substances chimiques élémentaires, appelées « nucléotides » : l’adénine (A), la thymine (T), la cytosine (C) et la guanine (G).

L’ADN est empaqueté de façon très compacte, sous forme de chromosomes.

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Affection multisystémique

Maladie caractérisée par des atteintes de plusieurs tissus et organes.

Aggrécanes

Les aggrécanes sont un gigantesque assemblage de protéines associées à de longues chaînes glucidiques.

AINS

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, souvent abrégés en AINS, sont des médicaments aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Ils réduisent la douleur, la fièvre et l’inflammation. Le terme « non stéroïdien » est utilisé pour les distinguer des glucocorticoïdes, qui (parmi un large éventail d’effets) ont une semblable action anti-inflammatoire. Les deux plus connus sont l’aspirine et l’ibuprofène.

Angiogenèse

Processus physiopathologique de formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux préexistants. Elle permet l’approvisionnement de nouvelles couches de cellules en manque de nutriments et d’oxygène.

Anti-TNF alpha

Le TNF alpha est un facteur très important de la réaction inflammatoire en cause dans les rhumatismes inflammatoires chroniques. Les anti-TNF alpha vont emprisonner le TNF alpha et donc empêcher son action pro-inflammatoire.

Anticorps

Anticorps : les anticorps sont des protéines produites par une population de globules blancs dérivés des lymphocytes B, appelés plasmocytes. Les anticorps circulent dans l’organisme dans le sang et les fluides biologiques.

Un anticorps se lie de façon très spécifique à la molécule qu’il reconnaît et qui s’appelle antigène. Un anticorps dirigé contre un antigène X est appelé anticorps anti-X (exemple : l’anticorps anti-TNF utilisé comme biothérapie est capable de reconnaître et de se fixer au TNF).

Chez tout individu, il existe des milliers d’anticorps différents, capables de reconnaître des milliers d’antigènes différents.

Les anticorps assurent différentes fonctions, notamment la destruction ou la neutralisation des microbes, la stimulation de la phagocytose…

anticorps

Une reconnaissance spécifique de l’antigène par l’anticorps

Anticorps antinucléaires

Les anticorps antinucléaires sont des auto-anticorps dirigés contre des constituants du noyau, qui sont alors considérés comme des éléments étrangers de l’organisme.

Anticorps monoclonaux

Ce sont des anticorps strictement identiques car issus de la même lignée cellulaire. Ils reconnaissent donc exactement le même épitope. Les anticorps monoclonaux n’existent pas chez les êtres vivants, mais sont produits en laboratoire.

Anticorps polyclonaux

C’est un mélange complexe d’anticorps isolés du sérum sanguin et qui reconnaissent une série d’épitopes différents.

Antigène

Antigène : initialement, ce terme s’appliquait à toute molécule qui induisait la production d’anticorps spécifiques par le lymphocyte B. Ce terme est maintenant étendu à toute substance qui est reconnue de façon spécifique par un anticorps ou par les cellules du système immunitaire et qui est capable d’engendrer une réponse immunitaire.

Il s’agit le plus souvent de protéines (ou de fragments de protéines appelés peptides), mais aussi de sucres (glucides) comme ceux des parois bactériennes, ou de lipides.

Apoptose

Ou mort cellulaire programmée.

C’est le processus par lequel des cellules déclenchent leur autodestruction en réponse à un signal.

ARN

Molécule possédant une structure chimique proche de celle de l’ADN. C’est une copie « en négatif » d’un fragment d’ADN. Contrairement à l’ADN, l’ARN est mobile dans la cellule et ne reste pas dans le noyau de la cellule.

ARN messager

Messager de l’information génétique. Il sert d’intermédiaire entre l’ADN, garant de l’information génétique conservée en sécurité dans le noyau de la cellule, et les composants de la cellule utilisateurs de l’information génétique. C’est une copie en miroir de l’ADN utilisée comme « recette » pour la production des protéines.

ARN non codant

Petite molécule d’ARN qui n’est pas utilisée pour la production de protéines. Des études récentes montrent que les ARN non codants seraient capables de moduler l’expression des gènes.

Arthrite

Arthrite : désigne l’inflammation d’une articulation. Cette inflammation peut être aiguë ou chronique, elle peut toucher une articulation ou plusieurs (on parle dans ce cas de polyarthrite).

La polyarthrite rhumatoïde est un rhumatisme inflammatoire chronique d’origine auto-immune, caractérisé par des arthrites chroniques destructrices et déformantes.

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Arthrose

Arthrose : il s’agit de la maladie articulaire la plus répandue. Elle se caractérise par la destruction du cartilage qui perd en épaisseur, se fissure et finit par disparaître, entraînant des douleurs et un handicap majeur avec une perte de mobilité.

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Auto-inflammatoire (maladie)

Auto-inflammatoire (maladie) : maladie provoquée par le maintien d’une inflammation chronique, en raison d’un défaut de régulation du processus inflammatoire.

Auto-anticorps

Molécules de défense de l’organisme fabriquées par les lymphocytes (cellules du système immunitaire) en réponse à la présence d’un corps étranger, ou antigène. Les auto-anticorps sont, eux, produits en présence d’un antigène du soi, c’est-à-dire de l’organisme lui-même.

Auto-anticorps

Auto-anticorps : anticorps capable de reconnaître un antigène du soi. Les auto-anticorps sont produits en excès dans différentes maladies auto-immunes et peuvent provoquer des lésions au niveau des cellules et des tissus de l’organisme (exemple : auto-anticorps anti-SS-A ou anti-SS-B dans le cas du syndrome de Gougerot-Sjögren ou auto-anticorps anti-CCP (peptides cycliques citrullinés) dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde).

Auto-antigène

Auto-antigène : antigène de l’organisme (antigène du soi) qui stimule le système immunitaire et peut provoquer une maladie auto-immune.

Auto-immunité

Le système immunitaire protège l’organisme contre le non-soi en détruisant les cellules ou micro-organismes étrangers. Dans certaines maladies, il est déprogrammé et reconnaît alors ses propres cellules comme du non-soi, c’est ce que l’on appelle l’auto-immunité.

Auto-immune (maladie)

Auto-immune (maladie) : maladie provoquée par une rupture de tolérance au soi, entraînant une réponse du système immunitaire contre les antigènes du soi, déclenchant des lésions cellulaires et tissulaires. Les maladies auto-immunes peuvent être spécifiques d’organes (par exemple le diabète de type I ou la thyroïdite de Hashimoto) ou systémiques (par exemple le lupus érythémateux disséminé).

Parmi les maladies auto-immunes, certaines sont dues à des auto-anticorps ou à des lymphocytes T autoréactifs : par exemple, des auto-anticorps antihormone thyroïdienne provoquent l’hyperthyroïdisme de la maladie de Basedow. Des lymphocytes T autoréactifs sont responsables de l’inflammation et de la destruction du cartilage dans la polyarthrite rhumatoïde.

B (cellule B ou lymphocyte B)

B (cellule B ou lymphocyte B) : globule blanc dont la fonction essentielle est de produire des anticorps, mais qui exerce aussi d’autres fonctions immunitaires, notamment de présentation de l’antigène.

Le lymphocyte B fait partie, comme le lymphocyte T, du système immunitaire adaptatif.

Le lymphocyte B, comme tous les globules blancs, est fabriqué dans la moelle osseuse.

Bactérie

Bactérie : organisme vivant constitué d’une seule cellule (exemple : Escherichia coli, bactérie présente dans notre flore intestinale).

Les bactéries font partie des microbes (organismes microscopiques) et peuvent être pathogènes (par exemple, le microbe provoquant le tétanos), ou pas (bactéries de la flore intestinale qui nous aident à digérer).

Behçet (maladie de)

Behçet (maladie de) : maladie caractérisée par une inflammation des vaisseaux sanguins. Elle se manifeste essentiellement par une atteinte des muqueuses, telle que des aphtes buccaux ou génitaux, à laquelle s’associe de façon variable une atteinte des yeux, de la peau, des articulations, du système nerveux et plus rarement d’autres organes.

Une fatigue très prononcée est également présente (pour plus d’informations, lire l’article tout public dans Orphanet : cliquez ici).

Biomarqueurs

Un biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable, qui indique un processus biologique normal ou pathologique. Un biomarqueur peut être utilisé pour le dépistage, le diagnostic ou l’évaluation de la réponse à un traitement médical.

Biothérapies

Biothérapies : ce terme désigne l’ensemble des thérapeutiques basées sur l’emploi d’organismes vivants ou de substances prélevées sur des organismes vivants. Les biothérapies s’opposent aux chimiothérapies, au sens large, qui utilisent des substances de synthèse chimique.

Les biothérapies recouvrent les thérapies cellulaires (manipulation de cellules souches ou différenciées), les thérapies tissulaires (différentes greffes de tissus vivants), les thérapies géniques (transfert de fragments d’ADN).

Les biothérapies englobent également des thérapies utilisant des médicaments copiant des molécules naturelles du corps humain et synthétisés par des cellules, tels que des anticorps (cas de la majorité des biothérapies utilisées dans le traitement des maladies auto-immunes ou inflammatoires).

Les biothérapies ont révolutionné la prise en charge de nombreuses maladies auto-immunes ou inflammatoires, notamment la polyarthrite rhumatoïde. Dans la majorité des cas, il s’agit d’anticorps dirigés contre une cytokine ou une cellule du système immunitaire, impliquée dans le processus auto-immunitaire ou inflammatoire (exemples : l’infliximab (Remicade®) est un anticorps anti-TNF qui cible la cytokine pro-inflammatoire TNF ; le rituximab (Mabthera®) est un anticorps anti-CD20 qui cible le lymphocyte B).

Capacité proliférative

Chaque cellule est génétiquement programmée pour effectuer un nombre maximal de divisions : c’est la capacité proliférative d’une cellule. Lorsque ce nombre est atteint, la cellule échappe au cycle cellulaire classique et entre dans une phase qui aboutira à sa destruction : c’est l’apoptose.

Cartilage

Tissu dense et élastique qui se trouve à la jonction entre de nombreuses pièces osseuses du squelette. Il a pour rôle d’amortir les chocs dus aux mouvements.

Cellule

Cellule : unité de base qui compose tous les êtres vivants. Un être humain est fait d’environ 10 000 milliards de cellules qui communiquent entre elles et sont associées de manière très structurée (tissus, organes) pour former un individu.

Chacune de ces cellules est issue de la division d’une cellule unique, la cellule œuf, qui s’est divisée en 2, puis en 4, puis en 8…

Il existe environ deux cents types de cellules chez l’Homme, chacune assurant une fonction plus ou moins spécialisée : les globules rouges (ou hématies) transportent l’oxygène dans le sang, les globules blancs sont les cellules qui composent notre système immunitaire et qui interviennent dans les mécanismes de défense (fabrication d’anticorps, destruction de microbes…), les neurones sont des cellules qui composent notre cerveau…

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Illustration 1

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Illustration 2 : Représentation schématique d’une cellule et de certains des compartiments qui la composent

Illustration 3

Illustration 3

Cellule dendritique

Cellule du système immunitaire exprimant à sa surface un large éventail de fragments de protéines permettant d’identifier la présence de pathogènes. Elle permet d’activer les lymphocytes.

Cellule épithéliale

Cellule de la peau.

Cellule NK

Cellule du système immunitaire. Ces cellules sont capables de lyser une cellule qu’elles reconnaissent comme étrangère à l’organisme. Elles n’ont pas le même mode de reconnaissance que les LT et elles interviennent plus précocement.

Cellules endothéliales

Cellules qui tapissent la paroi des vaisseaux sanguins.

Cellules souches

Cellules particulières car elles ont la capacité de se multiplier indéfiniment à l’identique et de se différencier si elles sont mises en présence des facteurs adéquats. On distingue les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes, présentes en petite quantité dans chaque organe. Les cellules souches embryonnaires sont capables de se différencier en n’importe quelles cellules spécialisées de l’organisme. Les cellules souches adultes ont, elles, un potentiel limité aux cellules de l’organe dans lequel elles résident.

Cellules T régulatrices

Ce sont des cellules du système immunitaire essentielles pour la tolérance aux antigènes du soi et aux antigènes non dangereux.

Chondrite

Inflammation du cartilage.

Chondrocyte hypertrophique

Il s’agit du stade terminal de différenciation du chondrocyte avant l’apoptose.

Chondrocytes

Ce sont les seules cellules qui composent le cartilage.

Chondrolyse

Processus qui conduit à la destruction du cartilage.

Chromosome

Chromosome : forme très condensée (aspect de fins bâtonnets) que prend l’ADN pendant la division cellulaire. Le nombre et la forme des chromosomes sont caractéristiques d’une espèce donnée. Les êtres humains ont 23 paires de chromosomes, soit 46 chromosomes dans chacune de leurs cellules (excepté les cellules sexuelles qui ne contiennent que 23 chromosomes).

Chronothérapie

Discipline récente qui consiste à étudier l’administration de médicaments selon les rythmes biologiques pour améliorer l’efficacité et/ou minimiser les effets indésirables. Le cycle des cellules est influencé par l’heure, le jour, la nuit. Il s’agit d’exploiter ces variations naturelles pour le traitement du malade.

Collagène

Le collagène représente une famille de protéines présentes dans la matrice extracellulaire des organismes.

Corticoïde

Encore appelé corticostéroïde. Ce sont des hormones stéroïdes naturelles sécrétées chez les êtres humains par la glande corticosurrénale. Cette glande produit : les glucocorticoïdes (cortisone, hydrocortisone, prednisone) qui ont une action sur le métabolisme protidique et glucidique ; les minéralocorticoïdes (aldostérone, corticostérone, désoxycortisone) qui agissent sur la régulation de l’eau et du sel dans le corps (rétention d’eau et de sodium, élimination de potassium) ; enfin, les androgènes, qui ont un rôle dans le développement des caractères sexuels. En général, lorsque l’on parle de « corticoïdes », il s’agit de glucocorticoïdes, naturels ou de synthèse.

CRP

La protéine C réactive, plus couramment appelée C-reactive protein ou CRP, est une protéine de phase aiguë synthétisée par le foie. Elle joue un rôle important dans les réactions inflammatoires et sert de marqueur biologique à celles-ci.

Cycle cellulaire

Les cellules ont un fonctionnement cyclique nécessaire à la prolifération ou au renouvellement du tissu auquel elles appartiennent : un cycle cellulaire aboutit à la division de la cellule mère en deux cellules filles. Au cours du cycle cellulaire, l’ADN de la cellule mère est répliqué (voir « réplication de l’ADN »).

Cytokine

Substances peptidiques ou protéiques (interféron, interleukine, lymphokine, etc.) synthétisées par une cellule du système immunitaire (lymphocyte, macrophage) et agissant sur d’autres cellules immunitaires pour en réguler l’activité.

Cytométrie de flux

Il s’agit d’une technique permettant de faire défiler des particules, molécules ou cellules à grande vitesse dans le faisceau d’un laser, en les comptant et en les caractérisant. C’est la lumière réémise qui permet de caractériser individuellement, quantitativement et qualitativement des particules en suspension dans un liquide.

DAS-28

Pour Disease Activity Score : c’est un critère validé de mesure d’activité de la PR, à partir d’une analyse statistique multivariée. Le DAS 28 tient compte de l’évaluation de la douleur et du nombre de synovites sur les 28 sites articulaires proposés par l’EULAR, de la valeur de la vitesse de sédimentation globulaire et de l’appréciation globale du patient sur une échelle visuelle analogique de 100 millimètres.

Dendrimère

Grosse molécule synthétique multibranchée.

Diabète insulinodépendant de type 1

Forme de diabète « sucré » qui apparaît souvent brutalement chez l’enfant ou le jeune adulte. Il est caractérisé par une hyperglycémie, c’est-à-dire un excès de glucose dans le sang. C’est une maladie auto-immune aboutissant à la destruction totale des cellules responsables de la régulation de la glycémie par la production d’insuline dans le pancréas.

Diagnostic

Démarche par laquelle le médecin, généraliste ou spécialiste, va déterminer l’affection dont souffre le patient et qui va permettre de proposer un traitement. Il repose sur la recherche des causes (étiologie) et des effets (symptômes) de l’affection. On parle aussi de « tableau clinique ».

Différenciation

Processus par lequel les cellules se spécialisent en un « type » cellulaire particulier. La morphologie d’une cellule peut changer radicalement durant la différenciation, mais le matériel génétique reste le même, à quelques exceptions près.

ELISA

ELISA est l’acronyme d’un examen de laboratoire appelé (en anglais) enzyme-linked immunosorbent assay, et qui consiste à quantifier une protéine.

Endothélium

L’endothélium vasculaire est la couche la plus interne des vaisseaux sanguins, celle en contact avec le sang.

Épanchement de synovie

Désigne la présence d’eau dans l’articulation.

Épigénétique

Terme scientifique définissant les modifications transmissibles et réversibles de l’expression des gènes ne s’accompagnant pas de changements des séquences nucléotidiques. Une mutation est une erreur dans le codage d’un gène alors qu’une modification épigénétique est une modification de l’environnement du gène qui va moduler son accessibilité et donc modifier son niveau d’expression.

Épitope

C’est la petite partie d’un antigène qui est reconnue par un anticorps. Un anticorps reconnaît un épitope, mais un antigène est formé de plusieurs épitopes.

Étude clinique de phase IIa

Le développement d’un nouveau médicament pour une indication thérapeutique donnée se déroule en 4 phases. La phase II consiste à déterminer l’efficacité de la molécule et ses éventuels effets secondaires.

Facteur de croissance

Molécules qui favorisent ou qui inhibent la multiplication des cellules. Ce sont des substances protéiques, souvent appelées premiers messagers, mal connues, sans aucune relation avec l’hormone de croissance. Elles permettent la multiplication et l’inhibition des cellules de l’organisme. De nombreux facteurs de croissance sont des cytokines.

Facteur de prédisposition

Gène dont la présence dans le génome d’un individu prédispose à l’apparition d’une maladie. D’autres facteurs génétiques et environnementaux sont nécessaires et doivent être réunis pour que celle-ci apparaisse.

Facteur rhumatoïde

Auto-anticorps produit au cours de certaines maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie, lupus, syndrome de Gougerot-Sjögren) et à la suite de certaines infections. Sa présence dans le sang des patients est utilisée dans le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde, mais sa présence n’exclut pas une autre maladie. Il faut donc tenir compte du contexte clinique. Son apparition précoce au cours de la polyarthrite est un facteur de mauvais pronostic.

Fibrine

Substance constitutive du caillot sanguin qui se forme à la dernière étape du processus de la coagulation.

Forme sporadique

Indique qu’une maladie atteint un individu de façon isolée, par opposition aux formes épidémiques et familiales.

Génome

Ensemble du matériel génétique d’un individu. Patrimoine héréditaire d’un individu.

Gène de susceptibilité

Ou gène de prédisposition.

Il s’agit d’un gène qui tend à favoriser le développement d’une maladie, éventuellement en association avec d’autres gènes, des facteurs de l’environnement et/ou certains modes de vie.

Gènes HLA

Gènes codant une famille de protéines présentes sur presque toutes les cellules de l’organisme. Ces protéines peuvent être communément décrites comme la carte d’identité d’un individu car elles permettent au système immunitaire de faire la différence entre le soi et le non-soi. Il existe des centaines de protéines HLA et le nombre de combinaisons possibles est immense, ce qui permet à chaque individu d’être unique.

Homéostasie

C’est le maintien de l’ensemble des paramètres physico-chimiques de l’organisme qui doivent rester relativement constants (glycémie, température, taux de sel dans le sang, etc.).

Hyperplasie

Augmentation de volume d’un tissu ou d’un organe due à une augmentation du nombre de ses cellules.

Immunosuppresseur

Médicaments qui inhibent ou suppriment la réponse immunitaire. Ils sont utilisés pour prévenir le rejet de greffes et dans le traitement des maladies auto-immunes.

Immunité innée

Immunité archaïque, présente des plantes à l’Homme, capable de façon programmée d’éliminer un « agresseur » sous la forme de réactions inflammatoires. Cette défense comprend la phagocytose (absorption et digestion de « l’agresseur »), la libération de différents médiateurs antimicrobiens (enzymes, radicaux libres…) et de substances qui amplifient la réponse inflammatoire. Il s’agit de la réponse la plus précoce mise en œuvre par l’organisme pour se défendre.

Interféron

Les interférons (IFN) sont des protéines de la famille des cytokines. Ils sont naturellement produits par les cellules du système immunitaire, mais également par d’autres types cellulaires (cellules dendritiques, mononucléées, épithéliales, etc.) en fonction des sous-types. Ils ont pour rôle de défendre l’organisme contre les agents pathogènes tels que les virus, bactéries, parasites et cellules tumorales. Ils le font en induisant la production de protéines de la fonction immunitaire.

Interleukine 1 bêta

C’est une cytokine sécrétée par les macrophages, les monocytes et les cellules dendritiques. Elle joue un rôle prééminent dans la réponse inflammatoire du corps aux infections.

Intrapéritonéal

L’injection intrapéritonéale est l’injection d’une substance dans le péritoine (cavité corporelle).

Liquide articulaire

Également appelé liquide synovial, c’est un liquide qui joue un rôle de lubrifiant dans l’articulation et de liquide nourricier du cartilage. Le liquide synovial se trouve normalement en faible quantité dans l’articulation. Quand son volume augmente, il est alors possible de le ponctionner à l’aide d’une aiguille et de l’analyser. Le liquide synovial qui est présent dans l’espace articulaire délimité par la capsule articulaire provient essentiellement du sang en empruntant les capillaires (minuscules vaisseaux) à l’intérieur de la membrane synoviale. L’épanchement de synovie désigne improprement la présence d’eau dans l’articulation.

Liquide synovial

C’est un liquide produit par la membrane synoviale. Il forme une pellicule sur les faces internes de la capsule articulaire. Il a notamment pour fonction de réduire la friction en lubrifiant l’articulation, d’absorber les chocs, de fournir de l’oxygène et des nutriments aux chondrocytes du cartilage articulaire et d’éliminer de ces derniers le dioxyde de carbone et les déchets métaboliques.

Loci

Locus au singulier.

Désigne l’emplacement physique précis et invariable sur un chromosome.

Lymphocyte B

Cellule immunitaire dont la fonction principale est la production d’anticorps.

Lymphocytes T

Cellules du système immunitaire. Elles sont responsables de l’immunité dite cellulaire, dirigée contre des cellules qui sont étrangères à l’organisme, par exemple les bactéries ou les cellules infectées. Il existe plusieurs types de lymphocytes T, notamment les LT CD8 ou « lymphocytes tueurs » qui détruisent directement les cellules ciblées et les LT CD4 ou « lymphocytes sécréteurs » qui activent d’autres types cellulaires qui auront, eux, une action plus directe.

Macrophage

Cellule du système immunitaire. Les macrophages jouent un rôle important à différents niveaux de la réponse immunitaire. Le plus courant étant la phagocytose, littéralement l’ingestion et la dégradation de micro-organismes (bactéries, microbes, parasites).

Maladie systémique

Maladie touchant plusieurs organes du corps.

Maladie bulleuse

Maladie due à la production d’anticorps dirigés contre les systèmes de jonction de la peau. Cette réaction induit la formation de bulles.

Maladie cœliaque

Plus couramment appelée intolérance au gluten ou entéropathie au gluten, l’ingestion de gluten entraîne une réaction immunitaire anormale au niveau de l’intestin grêle chez les malades. Cela empêche l’absorption des nutriments, vitamines et minéraux au niveau de l’intestin. Ainsi, malgré une alimentation équilibrée, les patients atteints de cette maladie souffrent de malnutrition.

Maladie de Wegener

Également appelée granulomatose de Wegener, elle est caractérisée par, d’une part, l’inflammation de certains vaisseaux sanguins, vascularite, ce qui peut empêcher l’arrivée du sang dans certains organes qui sont alors en souffrance et, d’autre part, l’accumulation de cellules jouant un rôle dans l’inflammation ; ces amas de cellules sont appelés granulomes. Cette pathologie touche essentiellement les voies respiratoires et le rein.

Maladie multifactorielle

Maladie dont le déclenchement est dû à l’interaction entre plusieurs facteurs (génétiques, biologiques, infectieux ou environnementaux).

Médicament orphelin

On appelle médicament orphelin tout médicament développé pour le traitement de « maladies orphelines » (c’est-à-dire des maladies rares).

Membrane synoviale

Tissu qui tapisse l’intérieur des articulations, c’est la face profonde de la capsule articulaire. Elle est composée essentiellement de fibres élastiques et de graisse. Elle sécrète le liquide synovial qui lubrifie et nourrit le cartilage.

Méniscectomie

Il s’agit de l’ablation du ménisque sous arthroscopie.

Métabolisme

Le métabolisme est l’ensemble des transformations moléculaires et énergétiques qui se déroulent de manière ininterrompue dans la cellule ou l’organisme vivant. C’est un processus ordonné, qui fait intervenir des processus de dégradation (catabolisme) et de synthèse organique (anabolisme).

Moelle osseuse

Tissu situé au centre des os. Il produit l’ensemble des cellules du sang : globules blancs, globules rouges et plaquettes.

Monogénique (maladie)

Une maladie est dite monogénique lorsqu’elle est provoquée par la mutation d’un seul gène.

Murin

Adjectif désignant la famille des rongeurs (rat, souris).

Mutation

Erreur dans le codage d’un gène.

Nécrose tissulaire

Arrêt pathologique du fonctionnement d’une cellule. La nécrose doit être différenciée de l’apoptose qui, elle, est programmée génétiquement.

Neutrophile

Cellules sanguines du système immunitaire qui jouent un rôle primordial de phagocytose lorsqu’elles rencontrent une cellule étrangère ou infectée.

Nodule rhumatoïde

Tuméfactions, ou gonflements, sous-cutanés fermes, mobiles, arrondis et indolores siégeant le plus souvent à la face postérieure des avant-bras, au dos de la main à proximité des articulations touchées, plus rarement sur les genoux, les tendons d’Achille, le cuir chevelu…

Occlusion artérielle

Interruption brutale du débit sanguin dans une artère qui aboutit à des dégâts cellulaires irréversibles.

Ostéoarticulaire

Relatif aux os et aux articulations.

Ostéoblaste

Cellule qui produit l’os. Au cours de la vie, l’os se détruit et se crée en permanence. C’est un phénomène physiologique tout à fait normal qui permet le renouvellement de l’os. Chez une personne saine, il existe un équilibre entre la formation et la résorption osseuse. Cet équilibre est maintenu grâce à deux types de cellules : les ostéoblastes, qui produisent l’os, et les ostéoclastes, qui le détruisent.

Ostéoclaste

Cellule qui dégrade l’os. Au cours de la vie, l’os se détruit et se crée en permanence. C’est un phénomène physiologique tout à fait normal qui permet le renouvellement de l’os. Chez une personne saine, il existe un équilibre entre la formation et la résorption osseuse. Cet équilibre est maintenu grâce à deux types de cellules : les ostéoblastes, qui produisent l’os, et les ostéoclastes, qui le détruisent.

Ostéoporose

Maladie caractérisée par une fragilité excessive du squelette, due à une diminution de la masse osseuse et à l’altération de l’architecture osseuse. C’est une maladie fréquente chez les femmes après la ménopause car la masse osseuse diminue avec l’âge et avec la carence en hormones féminines (œstrogènes). Elle touche moins souvent les hommes que les femmes et exceptionnellement les enfants. Il s’agit d’un facteur de risque important de fractures osseuses (en particulier du col du fémur). L’ostéoporose peut résulter soit de l’acquisition d’un capital osseux insuffisant à la fin de la croissance, soit d’une perte osseuse excessive lors de la vie adulte. Des facteurs génétiques, nutritionnels et environnementaux déterminent l’acquisition du capital osseux pendant la croissance, puis la perte osseuse.

Pathogenèse

C’est l’étude du ou des mécanismes responsables du déclenchement et du développement d’une maladie. La pathogenèse fait intervenir souvent plusieurs mécanismes pathologiques pour une seule maladie dans lesquels les gènes, l’environnement, le conditionnement, l’individu (comme esprit unique et corps unique) et d’autres facteurs très nombreux jouent un rôle important.

Pathologie auto-immune

Maladie caractérisée par la production d’auto-anticorps par le système immunitaire dirigés contre les constituants de l’organisme, appelés constituants du « soi ».

Peptide

Petit morceau de protéine.

Phagocytes

Il s’agit de la capture et de l’ingestion de particules solides inertes ou vivantes du milieu ambiant par des cellules.

Phénomène de Raynaud

Le phénomène de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine. Ce sont les petites artères des extrémités qui se rétrécissent anormalement. Le froid est la principale cause de ce trouble, mais il peut aussi être causé par des maladies qui atteignent les vaisseaux sanguins, comme la sclérodermie.

Phénotype

En génétique, le phénotype est l’ensemble des caractères observables d’un individu.

Phosphorylation

La phosphorylation des protéines est l’un des mécanismes de régulation les plus importants et les plus fréquents chez les organismes supérieurs. De nombreuses protéines sont mises en position « actif » ou « non-actif » par phosphorylation ou déphosphorylation. La phosphorylation est catalysée par des protéines kinases spécifiques, alors que les phosphatases se chargent de déphosphoryler.

Physiopathologie

La physiopathologie envisage à la fois les mécanismes physiques, cellulaires ou biochimiques qui conduisent à l’apparition d’une maladie et les conséquences de celle-ci.

Prévalence

En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l’état de santé d’une population à un instant donné. Pour une affection donnée, elle est calculée en rapportant à la population totale le nombre de cas de maladies présents à un moment donné dans une population.

Pronostic

Terme qui désigne la prédiction par le médecin, généraliste ou spécialiste, du progrès de la maladie et de la réponse au traitement.

Protéine

Une des plus importantes classes de molécules présentes dans tous les organismes vivants et les virus. Elles assurent l’essentiel des fonctions de la cellule (architecture cellulaire, effecteurs au niveau du fonctionnement). On les retrouve sous différentes formes : enzymes, hormones, récepteurs, neurotransmetteurs… Les protéines sont des macromolécules constituées de longues chaînes d’acides aminés (les éléments de base). La protéine est la résultante du message génétique contenu dans un gène.

Réplication de l’ADN

C’est le processus au cours duquel l’ADN (support de l’hérédité présent dans le noyau de toute cellule vivante) est copié. Ce mécanisme permet d’obtenir, à partir d’une molécule d’ADN, deux molécules identiques à la molécule initiale.

Sérum

Liquide sanguin débarrassé de ses cellules et des protéines de la coagulation. C’est le liquide surnageant obtenu après la coagulation du sang dans un tube. Il désigne en particulier le plasma sanguin purifié, débarrassé des facteurs de coagulation.

Société française de rhumatologie

L’Association « Société Française de Rhumatologie » (SFR), fondée en 1969, est une société regroupant des personnes intéressées par les maladies de l’appareil locomoteur.
https://sfr.larhumatologie.fr/

Synoviale

Membrane qui tapisse l’intérieur de la cavité articulaire et qui a pour fonction de sécréter le liquide articulaire ou liquide synovial qui lubrifie l’articulation.

Tissu

Niveau d’organisation intermédiaire entre les cellules et les organes. Un tissu est un ensemble de cellules pas forcément identiques, mais de même origine, regroupées en ensemble fonctionnel, c’est-à-dire concourant à une même fonction. Les tissus se groupent en organes. En biologie, la science qui étudie les tissus est l’histologie.

Tissu interstitiel ou tissu conjonctif

Tissu le plus répandu dans le corps. Il unit, soutient, protège et isole les organes du corps.

Tissu adipeux

Encore appelé tissu graisseux. C’est le tissu le plus abondant du corps humain.

Traitement de fond

Ils sont aussi appelés « DMARD » (disease modifying anti-rheumatic drugs), visant à contrôler les manifestations inflammatoires cliniques de la maladie et à freiner son évolution destructrice. Leur efficacité est en général retardée (un à trois mois), suspensive (reprise d’activité à l’arrêt), et malheureusement inconstante et épuisable, obligeant à changer de molécule. Ils doivent donc être constamment adaptés à l’activité inflammatoire et à la sévérité de la maladie.
Hydroxychloroquine, méthotrexate, immunosuppresseurs et biothérapies.

VE-cadhérine

La VE-cadhérine, exprimée dans les cellules endothéliales (endothélium vasculaire), permet l’adhésion entre les cellules endothéliales et est nécessaire à la survie de ces cellules.