Spondylarthrite ankylosante : comprendre la maladie et soutenir la recherche

Spondylarthrite ankylosante : comprendre la maladie et soutenir la recherche

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique qui touche surtout la colonne vertébrale et les articulations du bassin (les sacro-iliaques). Liée à un dérèglement du système immunitaire, elle provoque des douleurs et une raideur, plus marquées la nuit et au réveil. La Fondation Arthritis finance la recherche pour mieux comprendre la maladie, accélérer son diagnostic et améliorer sa prise en charge.

200 000 personnes

concernées en France

Entre 20 et 30 ans

souvent le début

Plusieurs années

en moyenne, entre les premiers symptômes et le diagnostic

Ce que la Fondation finance

La Fondation Arthritis finance la recherche sur la spondylarthrite ankylosante : comprendre pourquoi le système immunitaire s’emballe, repérer la maladie plus tôt et développer des traitements plus ciblés.

2

projets en cours

145 000 €

engagés

Chiffres des projets en cours, actuellement financés par la Fondation, hors historique cumulé.

Femme portant la main à son bas du dos, douleur inflammatoire de la spondylarthrite

Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire chronique qui appartient à la famille des spondyloarthrites. Le système immunitaire s’attaque aux enthèses (les zones où les tendons et ligaments s’ancrent dans l’os) en particulier le long de la colonne vertébrale et au niveau des articulations sacro-iliaques (bassin). Une articulation enflammée s’appelle une arthrite. L’inflammation prolongée peut entraîner, dans certaines formes, une fusion progressive des vertèbres (ankylose) qui réduit la souplesse du dos et peut limiter l’ampliation de la cage thoracique (le thorax). La spondylarthrite ankylosante peut aussi toucher d’autres articulations comme la hanche ou les genoux, et, en dehors des articulations, les yeux (uvéite), la peau (psoriasis), l’intestin et plus rarement les poumons (atteinte pulmonaire).

Qu’est-ce que la spondylarthrite ankylosante ?

Rhumatisme inflammatoire chronique

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire chronique qui appartient à la famille des spondyloarthrites. Le système immunitaire s’attaque aux enthèses (les zones où les tendons et ligaments s’ancrent dans l’os) en particulier le long de la colonne vertébrale et au niveau des articulations sacro-iliaques (bassin). Une articulation enflammée s’appelle une arthrite. L’inflammation prolongée peut entraîner, dans certaines formes, une fusion progressive des vertèbres (ankylose) qui réduit la souplesse du dos et peut limiter l’ampliation de la cage thoracique (le thorax). La spondylarthrite ankylosante peut aussi toucher d’autres articulations comme la hanche ou les genoux, et, en dehors des articulations, les yeux (uvéite), la peau (psoriasis), l’intestin et plus rarement les poumons (atteinte pulmonaire).

Les symptômes de la spondylarthrite ankylosante

Les symptômes associent des douleurs articulaires de type inflammatoire et une raideur. Les plus fréquents :

Une douleur lombaire du bas du dos et des fesses (surtout la nuit et au réveil) qui persiste pendant plus de 3 mois

Une raideur de la colonne le matin qui s’atténue avec l’activité (le « dérouillage »)

Des douleurs des talons ou d’autres tendons (enthésites) et parfois un gonflement d’un doigt ou d’un orteil

Une fatigue

Des atteintes possibles d’autres articulations (la hanche, les genoux) ou hors articulations : œil (uvéite), peau (psoriasis), intestin

Ambassadrice de la Fondation Arthritis en tenue de trail en montagne, elle vit avec une spondylarthrite

Celles et ceux qui nous soutiennent

« Ça a été un parcours du combattant de continuer le sport, le mouvement simplement. »
Charline Béraud, ambassadrice

Charline Béraud, 33 ans, infirmière et passionnée de trail, vit avec une spondylarthrite ankylosante. Elle s’engage aux côtés de la Fondation pour soutenir la recherche et montrer que le mouvement reste possible.

Celles et ceux qui nous soutiennent

Ambassadrice de la Fondation Arthritis en tenue de trail en montagne, elle vit avec une spondylarthrite

« Ça a été un parcours du combattant de continuer le sport, le mouvement simplement. »
Charline Béraud, ambassadrice

Charline Béraud, 33 ans, infirmière et passionnée de trail, vit avec une spondylarthrite ankylosante. Elle s’engage aux côtés de la Fondation pour soutenir la recherche et montrer que le mouvement reste possible.

Les projets de recherche sur la spondylarthrite ankylosante

Explorez les projets soutenus par la Fondation pour trouver les recherches qui vous intéressent.

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Spondylarthrite ankylosante

Vers de nouveaux traitements personnalisés pour la spondyloarthrite grâce à la génétique et aux organoïdes

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Spondylarthrite ankylosante

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Causes, diagnostic et traitements

La spondylarthrite ankylosante associe une prédisposition génétique et des facteurs d’environnement. Parmi les facteurs génétiques, le gène HLA-B27 est présent chez une grande partie des personnes atteintes, sans être à lui seul une cause. La seule présence du gène ne suffit pas et beaucoup de porteurs ne développent jamais la maladie. Des antécédents familiaux et certains déséquilibres, notamment du microbiote intestinal, pourraient déclencher la maladie chez les personnes prédisposées. Elle touche plus souvent les hommes que les femmes. Mais ces dernières peuvent aussi être atteintes de spondylarthrite ankylosante, parfois avec des formes différentes.

Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments : la nature inflammatoire des douleurs (nocturnes, améliorées par le mouvement), l’examen clinique, l’imagerie (IRM des articulations sacro-iliaques, radiographies : l’atteinte devient visible à la radiographie à un stade plus avancé) et des analyses de sang (recherche du gène HLA-B27, marqueurs d’inflammation comme la CRP et la vitesse de sédimentation). Repérer la maladie tôt permet de limiter les lésions articulaires. Le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic reste long, d’où l’importance de repérer tôt les douleurs inflammatoires du dos.

Il n’existe pas de traitement qui guérisse la maladie mais la prise en charge a beaucoup progressé et vise la rémission ainsi qu’une bonne qualité de vie. L’activité physique et la kinésithérapie sont essentielles pour préserver la mobilité. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont le traitement de première intention pour réduire la douleur au quotidien et soulager les douleurs des poussées. Dans les formes avec atteinte des articulations périphériques, des traitements de fond comme la sulfasalazine ou le méthotrexate peuvent être proposés. Des infiltrations de corticoïdes soulagent parfois une articulation atteinte. Lorsque ces traitements ne suffisent pas, les biothérapies (anti-TNF, anti-IL-17), issues de la recherche, ciblent précisément l’inflammation. Dans de rares cas, un traitement chirurgical (prothèse de hanche) est nécessaire. Chaque traitement est adapté et suivi par le rhumatologue.

La maladie évolue par poussées d’intensité très variable d’une personne à l’autre. Bien prise en charge, elle permet souvent d’atteindre la rémission, de mener une vie active et n’affecte pas l’espérance de vie. Sans traitement, l’inflammation prolongée peut abîmer les articulations touchées, enraidir la colonne et, dans les formes sévères, entraîner un risque d’invalidité. Contrôler l’inflammation, préserver la mobilité et la qualité de vie sont les objectifs du suivi au long cours.

FAQ

Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?2026-08-18T18:10:22+02:00

Des douleurs du bas du dos et des fesses, de type inflammatoire : présentes la nuit, accompagnées d’une raideur au réveil et améliorées par le mouvement.

Comment limiter les lésions articulaires ?2026-08-18T18:10:55+02:00

En repérant la maladie tôt et en contrôlant l’inflammation : un diagnostic et un traitement précoces réduisent le risque de lésions articulaires durables.

Spondylarthrite ankylosante : quel suivi en rhumatologie ?2026-08-18T18:11:24+02:00

Le diagnostic et le suivi relèvent de la rhumatologie : le rhumatologue adapte le traitement, coordonne la kinésithérapie et surveille l’évolution de la maladie.

La spondylarthrite ankylosante réduit-elle l’espérance de vie ?2026-08-18T18:11:58+02:00

Dans la grande majorité des cas, non. Avec un bon contrôle de l’inflammation et un suivi régulier, l’espérance de vie est proche de la normale et la plupart des personnes mènent une vie active.

La spondylarthrite ankylosante est-elle héréditaire ?2026-08-18T18:12:21+02:00

Il existe une prédisposition génétique (notamment le gène HLA-B27), mais la maladie n’est pas directement héréditaire : la majorité des porteurs du gène ne la développent pas.

Peut-on faire du sport avec une spondylarthrite ?2026-08-18T18:12:41+02:00

Oui, et c’est même recommandé. L’activité physique adaptée entretient la mobilité et limite la raideur, à cadrer avec votre médecin.

Quelle différence avec une lombalgie ordinaire ?2026-08-18T18:13:02+02:00

La douleur de la spondylarthrite est inflammatoire (nocturne, améliorée par l’activité), alors que la lombalgie mécanique est calmée par le repos.

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