Vivre avec un rhumatisme (RMS) au quotidien
Vivre avec un rhumatisme (RMS) au quotidien
Un rhumatisme ou une maladie musculo-squelettique (RMS) ne se résume pas à des symptômes. C’est un quotidien à réinventer, entre douleur, fatigue, moral et vie sociale. La Fondation Arthritis accompagne les patients pour mieux vivre avec un rhumatisme, au-delà de la recherche.
Qu’il s’agisse d’un rhumatisme inflammatoire (comme la polyarthrite rhumatoïde) ou d’un rhumatisme mécanique (comme l’arthrose), vivre avec une maladie chronique demande d’agir sur plusieurs plans : la douleur, le moral, l’activité et le soutien. Cette page les rassemble. Pour comprendre chaque maladie, rendez-vous sur les pages pathologies.
Ces informations ne remplacent pas l’avis de votre médecin. Parlez-lui de vos douleurs avant toute décision de traitement ou d’activité
Comprendre et soulager la douleur
La douleur est le premier symptôme, et souvent le plus invalidant, des rhumatismes et maladies musculo-squelettiques (RMS). Comprendre d’où vient la douleur chronique et connaître les moyens de la soulager aide à mieux vivre avec la maladie au quotidien.
Comprendre et soulager la douleur
La douleur est le premier symptôme, et souvent le plus invalidant, des rhumatismes et maladies musculo-squelettiques (RMS). Comprendre d’où vient la douleur chronique et connaître les moyens de la soulager aide à mieux vivre avec la maladie au quotidien.
D’où vient la douleur ?
La douleur est définie par l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. C’est un mécanisme de protection qui alerte le cerveau, mais aussi une expérience subjective propre à chaque patient.
Des terminaisons nerveuses présentes dans la peau, les muscles, les articulations et les organes captent un stimulus (chaleur, pression, inflammation) et transmettent l’information par les nerfs jusqu’à la moelle épinière puis au cerveau, qui la traduit en sensation de douleur.
Ces récepteurs (nocicepteurs) expliquent que la perception de la douleur varie d’une personne à l’autre.
Dans les RMS, la sensation douloureuse peut naître de :
- une réaction inflammatoire (poussées de polyarthrite rhumatoïde par exemple) qui irrite les terminaisons nerveuses
- une lésion physique des tissus ou des articulations
- une dégénérescence des nerfs qui envoient des signaux de douleur sans cause physique directe.
Quand la douleur devient chronique
À la différence d’une douleur aiguë, signal d’alarme temporaire, on parle de douleur chronique lorsqu’une douleur persiste plus de 12 semaines consécutives ou au-delà du temps de guérison habituel d’une lésion. Les messages entre les nerfs et le cerveau peuvent se dérégler : les nerfs deviennent hypersensibles et continuent d’envoyer des signaux de douleur même après la disparition du problème initial. La douleur peut alors devenir permanente.
Par réflexe de protection, on bouge alors moins la zone douloureuse. Mais l’immobilisation affaiblit les muscles et fragilise les articulations, créant de nouvelles douleurs : c’est le cercle vicieux de la douleur.
Les trois types de douleur
Comprendre son type de douleur aide à mieux la traiter. On en distingue trois :
1
la douleur nociceptive liée à une lésion des tissus (inflammation, arthrose)
2
la douleur neuropathique liée à une atteinte du système nerveux
3
la douleur nociplastique liée à un dérèglement du traitement de la douleur par le système nerveux sans lésion identifiable. C’est le cas dans la fibromyalgie (douleur chronique généralisée) plus fréquente chez les femmes
Ce que la douleur change au quotidien
La douleur chronique complique la vie à la maison, au travail comme dans les loisirs. Elle pousse à éviter certaines activités, parfois plaisantes, et s’accompagne souvent de fatigue et de troubles du sommeil. Elle pèse sur la qualité de vie, constitue un véritable enjeu de santé publique et devient plus fréquente chez les personnes âgées. Retrouver un équilibre de vie fait partie intégrante de la prise en charge.
Soulager la douleur : trois leviers complémentaires
La lutte contre la douleur combine plusieurs voies. Elles se conjuguent presque toujours, et toujours en lien avec votre médecin.
12
semaines : au-delà, une douleur est dite chronique
3
leviers : médicaments, techniques physiques, approches psychologiques
1
règle d’or : rester actif, en lien avec son médecin
Quand et qui consulter ?
Une douleur chronique doit être évaluée par un professionnel de santé. En cas de douleur intense ou persistante, votre médecin traitant peut vous orienter vers un centre d’évaluation et de traitement de la douleur (centre antidouleur), où une équipe élabore un plan de traitement personnalisé.
Ces informations ne remplacent pas l’avis de votre médecin. Parlez-lui de vos douleurs avant toute décision de traitement ou d’activité
Le vécu psychologique : opinions et craintes
Une maladie chronique bouleverse la vie personnelle, familiale et professionnelle et fait naître des opinions et des craintes (sur la maladie comme sur les traitements) parfois difficiles à exprimer.
Or les croyances du patient influencent l’impact de la maladie. Elles peuvent accentuer la douleur, le stress et l’anxiété, et peser sur l’adhérence au traitement. En parler avec son médecin et son entourage fait partie de la prise en charge.

Rester actif et adapter son quotidien
Face à la douleur chronique, le réflexe d’éviter le mouvement est naturel mais contre-productif. Rester actif est essentiel pour préserver mobilité et tonicité musculaire.
1
Pratiquer une activité physique adaptée validée avec son médecin
2
Faire appel à un ergothérapeute pour protéger ses articulations
3
Doser l’effort et ménager des temps de repos pour gérer douleur et fatigue
4
Adopter une bonne hygiène de vie : activité physique régulière, alimentation équilibrée et sommeil
Rester actif et adapter son quotidien

Face à la douleur chronique, le réflexe d’éviter le mouvement est naturel mais contre-productif. Rester actif est essentiel pour préserver mobilité et tonicité musculaire.
1
Pratiquer une activité physique adaptée validée avec son médecin
2
Faire appel à un ergothérapeute pour protéger ses articulations
3
Doser l’effort et ménager des temps de repos pour gérer douleur et fatigue
4
Adopter une bonne hygiène de vie : activité physique régulière, alimentation équilibrée et sommeil
Vie professionnelle et démarches
Un rhumatisme évolue souvent sur le long terme. Il peut être reconnu comme une affection de longue durée (ALD), ouvrant droit à une prise en charge adaptée. Les RMS figurant parmi les premières causes d’invalidité, leur impact peut justifier, avec l’appui d’un professionnel, des aménagements de poste ou une reconnaissance administrative.

Vie professionnelle et démarches

Un rhumatisme évolue souvent sur le long terme. Il peut être reconnu comme une affection de longue durée (ALD), ouvrant droit à une prise en charge adaptée. Les RMS figurant parmi les premières causes d’invalidité, leur impact peut justifier, avec l’appui d’un professionnel, des aménagements de poste ou une reconnaissance administrative.

