La recherche d’un test biologique diagnostique de la polychondrite atrophiante

Makoto MIYARA, Laboratoire d’Immunologie Moléculaire et Cellulaire des Maladies
Inserm, UMR-1135, CERVI, Groupement Hospitalier Pitié-Salpêtrière,
83 boulevard de l’hôpital, 75013 PARIS

La polychondrite atrophiante (PCA) est une maladie inflammatoire grave, évoluant par poussées atteignant les structures cartilagineuses, principalement celles des oreilles, le nez et l’arbre laryngotrachéobronchique mais aussi l’œil, le système cardiovasculaire, les articulations, la peau, l’oreille moyenne et interne et le système nerveux central. Actuellement, le diagnostic de PCA repose uniquement sur des critères cliniques. La PCA, dans les cas sévères a un taux de survie de 55% à 10 ans. La PCA étant une maladie rare, quelques équipes seulement ont la possibilité d’étudier la pathogénie de la maladie. Même si une réponse humorale contre des composants du cartilage a été démontrée chez des patients avec une PCA, la cible autoantigénique de ces autoanticorps n’a été confirmée que chez une minorité de patients et leur recherche n’est donc pas applicable en pratique clinique pour le diagnostic et le pronostic de la PCA. Ainsi, les anticorps anti-collagène de type II, anti-Matriline-1 et anti- COMP n’ont été détectés que dans 33.0%, 13.4% and 7.2% des patients, respectivement. Il n’existe donc aujourd’hui aucun test diagnostique biologique pour la PCA.
A partir d’une cohorte de patients avec un diagnostic de PCA bien établi et à l’aide d’une nouvelle de technologie de puces à proteins (puces HuProt) permettant la detection de plus de 20 000 autoanticorps, nous émettons l’hypothèse que de nouveaux autoantigens/autoanticorps peuvent être associés à la PCA.

Objectifs du projet

Nous rechercherons sur la puce HuProt les anticorps présents chez les malades et absents chez les sujets sains. Nous développerons à partir de ces résultats des test ELISA spécifiques afin de verifier ces résultats et confirmer la présence de ces autoanticorps dans chez d’autres patients. Nous ferons des études statistiques permettant de determiner les combinaisons d’anticorps qui permettront d’établir le diagnostic de PCA et celles associées à des phénotypes particuliers de la maladie.

Répartition des dépenses

  • Logistique
  • Personnel de recherche
  • Matériel

Répartition financière du projet

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Mots clés : Auto-anticorps, auto-antigène, polychondrite atrophiante, puce à protéine, test diagnostique

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